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Raw, petit frère de Will mais grandes idées

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Raw . Voila une enseigne qui risque de faire rugir de plaisir les clients de ce tout nouveau restaurant de la rue de Turenne que vient d'ouvrir William Pradeleix, déjà à la tête du très recommandable bistrot-fusion Will dans le quartier d'Aligre. Au-delà du W qui marque graphiquement la signature du chef, on retrouve dans les assiettes tout ce qu'on aimait chez Will , ses dressages élégants, ses assaisonnements percutants et ses accords exotiques et originaux. Tout, ou presque car chez Raw, comme son nom l'indique, on mange cru. Tout cru même ! Poisson, viande ou légumes, en tartare, carpaccio, ceviche, sashimi... la carte propose huit assiettes froides à des prix bien tenus entre 10 et 14€. Et comme seules les exceptions confirment la règle, deux plats chauds viennent compléter la liste. Vous l'aurez compris, pas de règles ici, ni de rassurante divisions entre entrées et plats. Les proportions sont calibrées sur la base d'une grosse entrée/petit plat et chacu...

Les Déserteurs, de MM. Daniel Baratier et Alexandre Céret

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Après quelques années passées en tant que second de cuisine et sommelier au feu-restaurant étoilé de l'île Saint-Louis le Sergent Recruteur , Daniel Baratier et Alexandre Céret ont décidé de s'associer pour monter leur propre affaire. Exit la planque insulaire et bonjour le 11e-qui-bouge autour du faubourg Saint-Antoine dans un resto de poche de la rue Trousseau - juste à côté de la fameuse Pizzeria Dei Ciopi -  qui fut auparavant le Rino du chef transalpin Giovanni Passerini. S'il a lui aussi déserté, ce n'était que pour mieux rebondir. Il a franchi le faubourg pour rejoindre le quartier d'Aligre et après son Pastificio Passerini où il confectionne des raviolis de compet', il s'apprête à ouvrir dans quelques semaines une table très attendue, à l'angle de la rue Traversière et de la rue de Charenton. En écrivant ces lignes je me rend compte que je viens davantage d'évoquer l'actualité de Passerini que mon repas qui est censé faire l'objet ...

La Brigade, le bistrot dans la barquette

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Qui dit food-truck à Paris pense forcément au Camion qui Fume , et encore plus quand il est question de la venteuse esplanade de la bibliothèque François Mitterand, face à l'entrée du cinéma MK2 éponyme. Si le stand itinérant de burgers à l'américaine ne désemplit pas à l'heure du déjeuner, l'initiateur du renouveau du genre à Paris a désormais trouvé dans la Brigade un très sérieux concurrent, ou plutôt un solide partenaire dans le combat pour manger rapide mais surtout bon, sain et pas trop cher, tant le marché ne semble pas saturé sur ce créneau et en ce lieu pour nourrir clientèle de bureau, étudiants, chercheurs, cinéphiles et autres gastronomes curieux...  le principe de la Brigade est simple, retrouver dans une barquette en carton le contenu d'une très belle assiette de bistrot. Mieux, le résultat est réussi, comme j'ai pu le constater, et au delà même des mes espérances comme en témoigne cet onglet de boeuf cuit saignant et bien grillé savoureux, ...

Restaurant David Toutain, bienvenue chez Goliath

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Et si, reprenant une formule éculée utilisée par les journalistes en manque d'inspiration face à un chanteur, le restaurant éponyme de David Toutain, était enfin celui de la maturité ? Poser la question, c'est évidemment déjà y répondre. Après avoir été sous-chef d'Alain Passard à l' Arpège à l'âge de 21 ans puis travaillé entre autres avec Marc Veyrat et enfin exposé son talent de chef à la tête du conceptuel Agapé Substance , David Toutain s'exprime désormais chez lui en toute liberté. A peine ouvert, le Michelin lui octroyait déjà une première étoile. Après le dîner illustré et commenté ci-dessous, et tuant expressément tout suspense, je pense ne pas m'aventurer en pronostiquant un second macaron pour les toutes prochaines années...  Installés très confortablement autour d'une table en bois brut au sein d'un décor qui l'est tout autant, combinant épure et sophistication, la carte nous rappelle l'objectif de notre venue : gouter la cu...

Will, tout simplement

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C'est un plaisir toujours renouvelé que de retourner chez Will pour profiter de la cuisine métissée de William Pradeleix, aux inspirations asiatiques et en particulier japonaises. Et si le chef n'a pour le moment jamais voyagé de ce côté là du globe, c'est notamment aux côtés d'Antonin Bonnet à Londres puis de Jean-Georges Vongerichten à Bora-Bora qu'il a été sensibilisé à cette cuisine fusion pour en devenir aujourd'hui l'un des principaux représentants sur la place de Paris.  En ce vendredi soir ensoleillé de la fin juillet, c'est un consommé de langoustines qui ouvre notre dîner, agrémenté de lamelles de radis et d'une fine brunoise de pomme grany. A la fois frais et puissant, une belle entrée en matière !  L'entrée me donne ensuite l'occasion de découvrir un poisson japonais jusque là méconnu, le hamachi, qui appartient à la famille du chinchard. Proposé en sashimi avec des tranches d'une belle épaisseur, il est accompagné de...

Atelier Vivanda, "au bonheur des ogres"

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Et si le meilleure promotion de l' Atelier Vivanda d'Akrame Benallal était assurée par Akrame lui-même... En effet, après avoir dégusté dans son restaurant doublement étoilé du 19 rue Lauriston le meilleur morceau de viande rouge qu'il m'ai été donné à gouter à ce jour , comment ne pas être pris d'une irrésistible envie de changer de trottoir et d'affuter ses crocs juste en face au 18 de la même rue, à l' Atelier Vivanda , néo-bistrot carnassier créé par Akrame et dupliqué depuis dans le 6e arrondissement et dans le Marais ? Rendez-vous est donc pris dans ce bistrot d'ambiance bigrement bien pensé en terme de décoration avec ses banquettes vintage, ses tables rondes en mode billot de boucher et ses miroirs défraichis sur les murs.  La carte a le mérité de la simplicité avec une formule entrée+plat+accompagnement à volonté+dessert à 35€, qui peut s'envoler si vous prend l'envie de grignoter du Bellota en apéritif (+20€) ou de partager ou côt...

Kitchen Galerie Bis, l'annexe pas secondaire de William Ledeuil

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Kitchen Galerie BIS. Tout est dans le titre. Pour sa seconde adresse rue des Grands-Augustins, le brillant chef du restaurant étoilé Ze Kitchen Galerie , William Ledeuil a vu les choses en petit et surtout en grand. En petit s'agissant de la salle, un bistrot chic et moderne coloré d'art contemporain mais où l'espace est bien pensé pour que chaque table arrive à trouver son espace dans une atmosphère évidemment bien vivante. En grand surtout dans la cuisine où l'exigence est la même que dans la maison mère : de magnifiques produits travaillés avec soin, un art du dressage et de l'harmonie chromatique et surtout, la patte Ledeuil, parfaitement interprétée par le chef Adrien Ferran, à savoir une créativité débordante, des accords inattendus et une touche fusion asiatique, bien qu'elle ne semble pas être le fil directeur de la cuisine du KGB, contrairement à celle de Ze Kitchen. Au dîner, pas de carte mais deux menus découverte : 8 services pour 55€ ou 10 pour 66€...

L'Ami Jean, il vous veut du bien !

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Voilà une adresse que l'on ne s'attend pas à trouver... à cette adresse ! Entre le Champs de Mars et les Invalides, dans le quartier des ministères et des sièges de partis politiques, les tables sont souvent chic et bien mises, quand elles ne sont pas auréolés d'un macaron Michelin... Qu'à cela ne tienne. Reliant la rue de l'Université ( Il Vino  1*,  Pétrossian - Le Divellec il n'y a pas si longtemps) à la rue Saint-Dominique (Jean-François Piège 2*, Le Violon d'Ingres 1*) la rue Malar accueille au n°27 un restaurant inédit à Paris. Et le terme n'est pas galvaudé ! Défiant toute classification, ce bistrot est avant tout l'antre de Stéphane Jego. Formé à la bistronomie par Yves Camdeborde, il reprend en 2002 avec sa femme cet ancien restaurant basque dont il conserve le nom pour y servir dans un cadre qui confinerait à l'auberge voire à la taverne, mais en mode funkie grâce aux fresques colorées et aux dessins de Siné, une cuisine généreuse, q...

Will, fusion de génie signée William Pradeleix

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La journée est terne et vous souhaitez l'ensoleiller ? Ou alors, comme hier, le soleil est déjà au zénith et vous ne demandez qu'à être ébloui ? Ne cherchez plus, un rayon vif et étincelant sort des fourneaux de William Pradeleix chez Will, du côté d'Aligre, pour offrir des assiettes lumineuses, gourmandes et joyeuses ! Après avoir précédemment testé la carte , je m'y rendais cette fois avec pour objectif de tester la parait-il brillante formule déjeuner à 19€ (2 petites entrées de la carte + plat du jour / plat du jour + dessert de la carte). Mais une fois encore une, je n'ai su résister à la tentation d'une carte toujours aussi appétissante (12€ l'entrée, 24€ le plat et 9€ le dessert). Entre le coeur et la raison... Pour ouvrir le bal, de beaux dés de thon cru accompagnés de tomates cerises et de concombre émincé et servis avec une soupe glacée coco-citronelle. Le thon est gras, moelleux, pas viandeux, s'équilibrant parfaitement avec l'acidité...

Akrame, grand d'aujourd'hui

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Rue Lauriston. Une rue tranquille du 16e arrondissement ? Pas sûr, tant l'histoire parisienne semble s'être penché sur son berceau, maléfiquement hier, avec une bienveillance gourmande aujourd'hui. En effet, célèbre dans les années 1940 pour son numéro 93 qui accueillait les locaux de la Gestapo française, elle le reste aujourd'hui pour le restaurant du numéro 19 où exerce, pardon, excelle, Akrame Benallal. Ouverture en 2011, directement une étoile au Michelin, puis deux étoiles deux ans plus tard. Nul doute qu'il se passe quelque chose de singulier chez ce jeune Akrame... Pas encore à la tête d'un empire international en mode Ducasse ou Robuchon, le chef est lui-même aux manettes de ce déjeuner, bien visible dans la petite cuisine ouverte sur la salle.  Afin d'être certain de percer complètement le mystère de ce succès éclair, on s'oriente presque naturellement vers le "menu gourmand" (6 plats pour 130€). A peine installés que le chef che...

Restaurant AT : Hâtez-vous d'y aller !

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Révolution rue du Cardinal Lemoine ! Et si la suprématie gastronomique de la rue, détenue depuis des décennies par la prestigieuse Tour d'Argent , à l'angle du quai de la Tournelle, n'était sérieusement remise en cause par un grand de demain, si ce n'est déja d'aujourd'hui : Atsushi Tanaka...? Car si son CV parle pour lui avec des passages chez Gagnaire à Tokyo, la Pastorale en Belgique (2 étoiles) ou Quique Dacosta en Espagne (3 étoiles), c'est à coup sur sa cuisine qui fera désormais parler ! Comme écrin, il a opté pour une petite salle d'une vingtaine de couverts, claire et lumineuse et au mobilier anguleux. Au déjeuner, trois options s'offrent aux gourmets : un menu du jour à 35€, un menu déjeuner à 55€ (+ 30€ avec un accord mets-vins) et un menu dégustation à 95€ (+45€ avec 5 verres de vin ou +65 avec 7 verres). Cette matinée pluvieuse nous ayant mis l'eau à la bouche, ce sera le grand menu avec l'accord complet mets-vins. Pour débuter,...

Relais Louis XIII, le charme néo-bourgeois par le MOF Manuel Martinez

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Le Relais Louis XIII, une véritable institution parisienne, et ce à plus d'un titre. Historique tout d'abord car le restaurant est installé sur les vestiges du couvent des Grands Augustins, qui vit l'intronisation de... Louis-XIII-of-course en tant que roi de France en 1610. Architectural ensuite car avec sa façade en pierre de taille, ses grilles aux fenêtres et ses salles décorées de grands tableaux et ornées de poutres majestueuses, le Relais Louis XIII joue sur la corde historique pour offrir un cadre de dégustation unique à Paris. Enfin et surtout, au titre de la gastronomie avec un chef Meilleur Ouvrier de France aux commandes, Manuel Martinez, auréolé de deux étoiles Michelin depuis 14 ans. L'une des deux vient de tomber en 2015. Ca tombe bien, nous sommes ici pour manger, et les étoiles, ce n'est pas trop digeste...  Relais Louis XII, 8 rue des Grands Augustins Pierres apparentes et chaises à hauts dossier recouvert de tissu clouté, une petite faill...