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Affichage des articles du juin, 2015

L'Office, un bon Compagnon de tablée

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Si les abords des Grands Boulevards connaissent un renouveau gastronomique depuis quelques années, Charles Compagnon en est l'un des principaux artisans avec sa brochette de bistrots d'ambiance décontractés. Patron du Richer et du 52 faubourg Saint-Denis , c'est au 3 de la rue Richer qu'il commença l'aventure avec l'Office , un néo-bistrot dont la façade de type bar-tabac ne laisse imaginer une salle au décor si soigné avec mobilier designé et belles ampoules faussement pendantes. Côté carte, c'est simple, précis et efficace. Trois propositions d'entrées, autant de plats et de desserts, à intégrer dans l'une des trois formules : entrée+plat ou plat+dessert à 22€, la totale à 27€ et 32€ avec les fromages.  Pour commencer, une crème de pulpe de pois chiche surmontée de ricotta et persil. Un trait d'huile d'olive pour marquer définitivement le terroir méditerranéen, et une légère tuile pour le croquant. C'est frais, équilibré et gourman...

Il Carpaccio, l'étoile italienne du Royal Monceau

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Avec Penati al Baretto , Il Carpaccio est l'un des deux restaurants italiens de Paris auréolés d'une étoile au Michelin. A quoi doit-on s'attendre ? Simplement à un cadre luxueux accompagné d'un service au cordeau ou à une cuisine vraiment pointue, créative ou innovante ? Pour ce qui est du cadre, on est servi ! Installé au coeur du Royal Monceau, palace parisien de l'avenue Hoche, re-designé par Philippe Stark, la salle est élégante, chic et très lumineuse avec sa baie vitrée donnant sur le patio de l'hôtel. La touche italienne ? La décoration baroque du couloir d'entrée ainsi que des lustres du restaurant, ornés de coquillages. Tout le monde n'apprécie pas. Pour ma part, je trouve le compromis luxe/originalité/identité juste et bienvenu dans cet hôtel de prestige.  Pour ce qui est de l'assiette désormais, la réponse va se décliner en autant de séquences que le repas en compta, soit un amuse-bouche, une pasta, une viande et un dessert. Pour no...

L'Ourcine, solide bistrot

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Sacré 5e meilleur restaurants de Paris à moins de 50€ par Le Parisien , l'Ourcine est un bistrot solidement installé depuis des années à la lisière des 5e et 13e arrondissement. Sauf que cela ne tombe pas sous le sens quand, en ce vendredi soir de la mi-avril, seules quelques tables sont occupées dans la grande salle du restaurant. Il faut dire que le quartier, principalement résidentiel et bourgeois, manque cruellement d'animation et l'Ourcine parait bien seul à la tâche. Seule mais vaillante ! L'accueil est chaleureux et l'on se sent tout de suite à l'aise dans ce charmant bistrot au mobilier traditionnel et au décor simple. Aux commandes en cuisine, le chef Sylvain Danière, ancien élève d'Yves Camdeborde, propose un appétissant menu-carte à 36€ le soir avec des intitulés naviguant de la cuisine bistrotière traditionnelle à la bistronomie, mentor oblige.  Avec un petit supplément de prix, une belle entrée à base de tourteau, dans une nage épicée et s...

Hélène Darroze, son cher Sud-Ouest, bien cher...

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Propulsée sur le devant de la scène médiatique en participant au jury de l'émission Top Chef sur M6 puis nommée meilleure femme chef du monde de l'année par la revue britannique Restaurant , Hélène Darozze est sans aucun doute la chef de l'année 2015. Issue d'une grande lignée de cuisiniers landais, elle est, avec Alain Dutournier, et dans le registre de la haute gastronomie, l'un des meilleurs représentants des produits et de la cuisine du Sud-Ouest à Paris. Auréolée de deux étoiles Michelin à Londres au Connaught , elle n'a pas su les conserver à Paris et son restaurant éponyme de la rue d'Assas brille ainsi d'une unique étoile depuis 2010.  Au premier étage de son adresse parisienne est installé la salle de restaurant, intitulée "Salle à Manger". Siège en velours et couleurs chaudes, l'ambiance y est à la fois élégante, chaleureuse et distinguée. Présente au déjeuner comme au dîner, une formule me semble judicieuse pour apprécier et ...

L'Ami Jean, il vous veut du bien !

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Voilà une adresse que l'on ne s'attend pas à trouver... à cette adresse ! Entre le Champs de Mars et les Invalides, dans le quartier des ministères et des sièges de partis politiques, les tables sont souvent chic et bien mises, quand elles ne sont pas auréolés d'un macaron Michelin... Qu'à cela ne tienne. Reliant la rue de l'Université ( Il Vino  1*,  Pétrossian - Le Divellec il n'y a pas si longtemps) à la rue Saint-Dominique (Jean-François Piège 2*, Le Violon d'Ingres 1*) la rue Malar accueille au n°27 un restaurant inédit à Paris. Et le terme n'est pas galvaudé ! Défiant toute classification, ce bistrot est avant tout l'antre de Stéphane Jego. Formé à la bistronomie par Yves Camdeborde, il reprend en 2002 avec sa femme cet ancien restaurant basque dont il conserve le nom pour y servir dans un cadre qui confinerait à l'auberge voire à la taverne, mais en mode funkie grâce aux fresques colorées et aux dessins de Siné, une cuisine généreuse, q...

L'Osmanthe, un secret sucré (trop!) bien gardé

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Comment ne pas ressentir un léger sentiment de honte en tant que grand amateur de choses sucrées, lorsqu'on apprend par blog interposé , qu'une pâtisserie, de grande qualité de surcroit, est ouverte à 500m de chez soi depuis fin 2012 et que début 2015, on ignorait encore son existence ?! Certes, elle n'est pas située dans l'artère la plus fréquentée du quartier mais rue Tourneux, une des nombreuses rues résidentielles du 12e arrondissement qui donnent sur l'avenue Daumesnil, entre la place Félix Eboué et la Porte Dorée. Il n'empêche qu'elle gagnerait à être davantage connue et médiatisée, autant pour attirer une clientèle de quartier que les plus fins gastronomes parisiens. Si je souhaite apporter ma modeste pierre à l'édifice pour faire connaitre cette adresse méritante, il serait indélicat et inopérant de taire ne serait-ce qu'une seconde de plus le nom de la boutique et de son chef. L'Osmanthe , par Fang Jin ! Dans une boutique lumineuse où l...

Agapé, tout court et c'est déjà pas mal !

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Agapé. Un nom qui résonne depuis quelques années au oreilles des gourmets parisiens, surtout depuis que l'une de ses annexes, l' Agapé Substance fut pilotée un court instant par le chef David Toutain, qui y exposa tout l'ampleur de son talent, et que l'on retrouve aujourd'hui aux manettes de son propre restaurant éponyme . Pour ma part, si je n'avais à l'époque pas testé les exploits du jeune David rue Mazarine, je garde en revanche un excellent souvenir d'un déjeuner à l' Agapé Bis , avenue Niel et tout particulièrement d'une émouvante tarte soufflée au chocolat. Un must du genre ! Le passé n'étant plus ce qu'il était et les deux adresses ayant définitivement fermé leurs portes, les deux associés Laurent Lapaire et Olivier Lefranc se concentrent aujourd'hui sur leur vaisseau Amiral, une étoile au guide rouge, L'Agapé . Tout court, sans rien après.  Depuis peu, c'est le chef Mathieu Sagardoytho qui officie aux commandes ...

Pinxo, le Sud-Ouest à partager d'Alain Dutournier

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Quatre restaurants pilotés par le chef Alain Dutournier à Paris et autant de manières de décliner sa passion pour le terroir et la cuisine du Sud-Ouest ! Après avoir testé en 2013 le Trou Gascon , unique restaurant étoilé de l'Est parisien et berceau du chef à Paris où il s'y installa au milieu des années 70, changement de quartier et d'ambiance, direction les Tuileries et le restaurant de l'hôtel 5 étoiles Renaissance Paris Vendôme . Dans un décor chic et sobre mariant noir et blanc, mais relativement impersonnel, Alain Dutournier y délivre ses Pinxos, des tapas basques qui se dégustent, littéralement "en pinçant les doigts". Pour favoriser le partage, l'astuce consiste ainsi à fractionner chaque plat de la carte pour le proposer en trois portions que se répartiront entre eux les convives.  Pour commencer, notre choix s'est porté sur deux entrées aux accents marins. Tout d'abord avec ces délicats rouleaux végétaux de crabe royal surmontés d...