Articles

Affichage des articles du février, 2015

L'Auberge des Saints Pères, l'étoilé du 9-3

Image
"Auberge des Saints Pères". Si le nom de l'enseigne évoque un charme bucolique et rural, ce restaurant est pourtant bien situé au coeur de la Seine-Saint-Denis, à Aulnay-sous-Bois. En pleine zone pavillonnaire, cette auberge presque comme un OVNI, esseulée parmi ces maisons paisibles et loin de toute activité (commerces,  entreprises...) compte pourtant pour l'une des toutes meilleures tables du département, auréolé qui plus est d'une étoile au célèbre guide rouge. De quoi attirer les gastronomes du 9-3 mais pas seulement. Ou quand la curiosité nous pousse à laisser trainer notre palais au-delà de la géographie parisienne traditionnelle...  C'est par le menu "confiance" à 65€, complété par l'accord mets-vins à 25€, que nous allons découvrir la cuisine du chef Jean-Claude Cahagnet, dont l'épouse dirige la salle, dans un décor élégant et sobre, parfois un peu terne, mais dont certains détails (des rideaux comme chez grand-mère par exemple!...

Sur Mesure par Thierry Marx, cuisine pas lasse

Image
Table de palace ? Certes, le Mandarin Oriental est bien le dernier né des palaces parisiens et il possède une table gastronomique doublement étoilée au Michelin, pilotée par le chef cathodique Thierry Marx. Mais la comparaison s'arrête là. Car ici, pas de dorures murales, de tenue correcte exigée ou de cloches argentées dissimulant les plats. Le Mandarin Oriental se veut résolument moderne et international et sa table est à l'avenant. Signé par les architectes Patrick Jouin et Sanjit Manku, le décor du restaurant se veut chic, pur et zen et chic avec un blanc à l'unisson, drapés aux murs et lumières tamisées. Effet réussi ! La salle On connait Thierry Marx pour son approche résolument créative et moderne de la cuisine, notamment par l'utilisation de techniques issue de la cuisine dite "moléculaire". D'emblée, le chef annonce la couleur avec des amuses-bouches qui amusent vraiment. Une bille d'olive obtenue par sphérification laisse échappée, ...

"Mini palais" by Eric Fréchon, mini plaisir

Image
Un soir au rond point des Champs Elysées. Le spectacle vient de se terminer, au Marigny ou au Théâtre du Rond Point et la faim commence à se faire sentir. Mais il se fait tard et excepté Ledoyen ou Laurent, restaurants étoilés aux tarifs prohibitifs, pas de bon plan connu dans le quartier. Sauf qu'il se niche peut-être là où on ne l'attend pas, dans l'enceinte même du bâtiment du Grand Palais, entrée côté Pont Alexandre III. Dans une vaste salle haute de plafond, une brasserie chic et cosy dénommée "Mini-Palais" propose une vaste carte variée selon les codes du genre (entrées autour de 15€, plats autour de 30€ et dessert autour de 10€) élaborée par le chef triplement étoilé du Bristol, Eric Fréchon, et son chef exécutif sur place, Stéphane d'Aboville. A peine sommes nous installés, qu'une belle brioche soufflée bien joufflue nous est servie. Si l'intérieur est évidemment creux, il n'en reste pas moins qu'elle est très réussie, croustillante en...

Les Petites Sorcières, ça marche à la baguette

Image
Comme vous pouvez le constater, la première inscription que l'on remarque sur cet élégant bistrot d'angle du quartier Denfert-Rochereau n'est pas le nom du restaurant lui-même, mais celui de sa chef et propriétaire, Ghislaine Arabian, davantage mis en évidence. Il faut dire qu'elle s'est fait un nom ! D'abord dans le cercle fermé des gastronomes, en devenant la première femme doublement étoilée au Michelin au début des années 90, puis à partir de 2010 en faisant partie du jury de l'émission Top Chef sur M6. Remplacée depuis cette saison sur les écrans par la chef anglo-lando-germanopratine Hélène Darrroze. Mais que tout le monde se rassure, chef Arabian est bien active dan son petit bistrot qu'elle dirige avec énergie, efficacité et générosité, que ce soit en cuisine évidemment, mais également en salle où elle soutient une service qui patauge un peu à l'heure du déjeuner, dans une salle vivante et pleine à craquer. Angle rue Lalande / rue Lianco...

Ze Kitchen Galerie, ça bouillonne toujours

Image
Pour un baptême, cela avait été un sacré baptème! Il y a trois ans, j'inaugurai ma première table au Michelin en déjeunant au restaurant de William Ledeuil Ze Kitchen Galerie , bistrot moderne exposant des oeuvre d'art contemporain et proposant une cuisine à l'avenant, toute en couleur et faisant swinguer nos produits d'ici avec épices, condiments et agrumes asiatiques. En plus d'avoir très bien mangé, cela va (presque) de soi, j'en étais sorti bluffé par la dégustation d'un plat tout bonnement exceptionnel, un bouillon comme seul le chef en a le secret, et par l'addition avec un choix d'une entrée, d'un plat et d'un dessert pour seulement 39€. Trois ans plus tard, pas de plat du niveau dudit bouillon lors de mon déjeuner, mais une cuisine d'auteur toujours aussi créative, vive et percutante pour une addition toujours aussi compétitive pour un restaurant de ce calibre, même si elle a pris un peu de plomb dans l'aile (48€). En guise d...

Jacques Genin, fondu du fondeur

Image
Jacques Genin n'est pas un chocolatier comme les autres.  D'abord parce qu'il réfute cette appellation, pour préférer celle de "fondeur en chocolat", afin de distinguer ceux qui travaillent les fèves de cacao pour produire le chocolat, des autres qui, comme lui, travaillent le chocolat pour en faire tablettes, bonbons...  Ensuite, car il est l'un des seuls à ne pas congeler ses chocolats. A peine sont-ils produits dans son atelier du 1er étage de la rue de Turenne qu'ils sont mis en vente au rez-de-chaussée dans sa boutique.  Enfin et surtout, Jacques Genin possède un talent inégalé que l'on découvre, subjugué, dans ses bonbons de chocolats, pralinés et ganaches, à l'esthétisme abouti et à la couverture ultra fine qui permet de délivrer immédiatement le coeur du bonbon, toujours net en goût et très équilibré. Parmi mes coups de coeurs, la ganache à la menthe, envoutante, et le praliné à l'orange, gourmand et léger. Sans oublier le ...