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Affichage des articles du août, 2015

L'Epicuriste, vaccin anti-morosité au métro Pasteur

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A la frontière, souvent ténue, entre bistrot et bistronomie et à quelques encablures de celle qui sépare les 6e et 15e arrondissement de Paris, se positionne fièrement l'une des valeurs sûres du registre bistrotier parisien, au pied du Métro Pasteur : l'Epicuriste. Grande salle lumineuse, mobilier en bois, belles bouteilles de vin naturel en exposition et menu-carte à la craie sur ardoise, l'affaire semble bien engagée ! 26€ pour les faims raisonnables, 30€ pour la totale entrée+plat+dessert. Pourquoi être raisonnable...?  La salle Une entrée de saison en ce beau samedi de juin avec de belles asperges fondantes au goût noisetté accompagné d'un espuma d'ail noir et d'un magret de canard fumé d'une sapidité exaltante. Une très belle assiette, mais reconnaissons-le, bien plus pour le palais que pour les yeux... +5€.  Asperges blanches des Landes, mousse d'ail noir, magret de canard fumé Un dressage plus sage mais plus élégant pour cette b...

Les Cocottes, par Christian Constant

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D'aucuns disent que Christian Constant truste la rue Saint-Dominique, longue artère du 7e arrondissement au coeur du quartier des ministères et des sièges de partis politiques. C'est un abus de langage, il n'y possède de restaurants qu'entre les numéros 135 et 139. Certes, en réussissant le tour de force d'y installer durablement trois adresses... Pour trois restaurants aux ambiances différentes et complémentaires, pilotées par celui qui fut, avec Yves Candeborde, l'un des initiateurs de la bistronomie après avoir travaillé au Ritz et au Crillon dont il fut le chef des cuisines de 1988 à 1996. Il y a le Violon d'Ingres , table de gastronomie traditionnelle étoilée au Michelin, le Café Constant , bistrot classique et réconfortant, et Les Cocottes , objet de notre visite, qui décline une cuisine en grande partie régionale (Sud-Ouest), simple, de saison et moderne, dans des cocottes Staub à l'élégance rustique, le long d'un bar qui l'est beaucou...

Jeanne B, plan A à Montmartre

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Sublimée dans  Le fabuleux destin d'Amélie Poulain , la sinueuse rue Lepic est sans aucun doute l'une des plus charmantes artères de la butte Montmartre, voire même de Paris. L'une des meilleurs façons d'en profiter pleinement au coeur de l'été à l'heure où le soleil à se montrer plus clément, est sans aucun doute de s'attabler à la terrasse du Jeanne B , en plein dans le virage dessiné par la rue. On y déguste dans ce petit bistrot moderne et original, une cuisine simple, de saison avec un penchant affirmé pour la charcuterie et la rôtisserie.  En ce soir de juillet, le repas débutait par une très généreuse salade de tomates anciennes, assaisonné de vinaigre balsamique. L'ensemble était à la fois frais et gourmand, même s'il on pouvait regretter que le vinaigre et son sucre viennent davantage supplanter que sublimer le goût virginal de ces belles tomates.  Accompagnée par une aficionada de la spécialité de la maison, je ne pouvais que me la...

IDA, "par Denny Imbrosi", mais pour qui ?

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La Presse est unanime . Ce titre de la première pièce de théâtre écrite par Laurent Ruquier résume très bien l'accueil médiatique qui a été réservé au restaurant IDA , tenu, comme le sous-titre de l'enseigne l'indique sans modestie, par le chef cathodique Denny Imbroisi, un ancien du Jules Vernes passé par Top Chef. Pas de demi mesure pour vanter une cuisine italienne moderne où sont revisités avec talent des classiques de la cuisine italienne, avec deux plats déjà installés comme des signatures après seulement quelques semaines d'ouverture : la carbonara et le cappucc'IDA, version totalement azimutée du cappucinno avec speculos, noisette et gianduja. En tant que grand amateur de pasta, d'oeuf, de chocolat et de fruits secs, et rassuré par la signature de certaines critiques élogieuses à l'instar de celle de François-Régis Gaudry , je me réjouissait d'avance de pouvoir me régaler de ces deux plats, une fois la table décrochée pour un des derniers servic...

Café des abattoirs, la viande par Michel Rostang

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L'essayer, c'est l'adopter. Après un premier passage plus que convaincant, je ne pouvais donc que revenir m'attabler au Café des abattoirs pour partager l'adresse avec des amis amateurs de bonne viande. Mais avant de pouvoir mordre à pleine dents dans cette derrière, il faudra patienter. Il faut reconnaitre qu'il est des façons plus désagréables de ronger son frein que de picorer les trois entrées du jour, toutes aussi appétissantes visuellement les une que les autres.  Pour commencer, une jolie petite tartine grillée au fromage bien croustillante et au goût intense. Pleine de gourmandise, la rusticité à son plus haut niveau ! Tartines grillées au fromage Servie à table dans nos petits bols, une magnifique soupe de carottes, légère et onctueuse, parfumée à la coriandre, graine et feuilles, pour un exotisme maitrisé qui, à mon goût, aurait pu être davantage marqué... Il reste que l'équilibre des saveurs tombe juste et que la carotte garde ainsi...

Le Picotin, pour picorer à Picpus !

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J'habite à seulement 1km et ce depuis près de 30 ans, - donc connaissant plutôt bien mon quartier et ses alentours ! - et dire qu'il aura fallu qu'un ami m'en fasse la recommandation appuyée pour que je découvre enfin le Picotin , charmant bistrot de quartier, coloré et convivial ! A ma décharge, reconnaissons qu'il est situé dans l'une des rues résidentielles les plus confidentielles du 12e arrondissement, mais une rue que ce Picotin mériterait grandement de populariser tant le quartier autour du Métro Picpus et même de la place de la Nation connait une pénurie de bonnes adresses, notamment pour déjeuner sain, maison et pas cher ! En semaine, c'est ainsi tout naturellement que la clientèle afflue pour se restaurer de la cuisine du jeune chef Romain Pauchet avec des formules en dessous de 20€. En ce samedi de la mi-mai, l'affluence était bien entendu plus diffuse et c'est dans un cadre chaleureux à mi-chemin entre le bistrot traditionnel et la broc...

Le Baudelaire, la sage table étoilée du Burgundy

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A côtés de ses proches voisins au statut de Palace à l'instar du Mandarin Oriental ou du Ritz et du Crillon qui aspirent à l'être à l'occasion de leurs ré-ouvertures prochaines, le Burgundy et ses - seules - cinq étoiles ferait presque figure de petit joueur. Sauf que le très confortable hôtel de la rue Duphot peut s'enorgueillir d'une table étoilée au Michelin, le Baudelaire , de quoi attirer au Burgundy une clientèle gastronome et curieuse. Luxe oblige, l'accueil est cérémonial mais sans être trop pompeux et l'on prend place dans une salle à l'ambiance apaisante avec vue sur le patio.  Pour découvrir avec liberté la cuisine du chef Pierre Rigothier, le choix des mets se fera à la carte. Nous sommes alors en avril dernier et comment résister à l'appel de l'asperge blanche d'Anjou, qui accompagnait en entrée une poitrine de porc noir de Bigorre confite, le tout condimenté de réglisse et escorté d'une émulsion à l'oseille. Les ...