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Affichage des articles associés au libellé Paris 01

Café des abattoirs, la viande par Michel Rostang

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L'essayer, c'est l'adopter. Après un premier passage plus que convaincant, je ne pouvais donc que revenir m'attabler au Café des abattoirs pour partager l'adresse avec des amis amateurs de bonne viande. Mais avant de pouvoir mordre à pleine dents dans cette derrière, il faudra patienter. Il faut reconnaitre qu'il est des façons plus désagréables de ronger son frein que de picorer les trois entrées du jour, toutes aussi appétissantes visuellement les une que les autres.  Pour commencer, une jolie petite tartine grillée au fromage bien croustillante et au goût intense. Pleine de gourmandise, la rusticité à son plus haut niveau ! Tartines grillées au fromage Servie à table dans nos petits bols, une magnifique soupe de carottes, légère et onctueuse, parfumée à la coriandre, graine et feuilles, pour un exotisme maitrisé qui, à mon goût, aurait pu être davantage marqué... Il reste que l'équilibre des saveurs tombe juste et que la carotte garde ainsi...

Le Baudelaire, la sage table étoilée du Burgundy

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A côtés de ses proches voisins au statut de Palace à l'instar du Mandarin Oriental ou du Ritz et du Crillon qui aspirent à l'être à l'occasion de leurs ré-ouvertures prochaines, le Burgundy et ses - seules - cinq étoiles ferait presque figure de petit joueur. Sauf que le très confortable hôtel de la rue Duphot peut s'enorgueillir d'une table étoilée au Michelin, le Baudelaire , de quoi attirer au Burgundy une clientèle gastronome et curieuse. Luxe oblige, l'accueil est cérémonial mais sans être trop pompeux et l'on prend place dans une salle à l'ambiance apaisante avec vue sur le patio.  Pour découvrir avec liberté la cuisine du chef Pierre Rigothier, le choix des mets se fera à la carte. Nous sommes alors en avril dernier et comment résister à l'appel de l'asperge blanche d'Anjou, qui accompagnait en entrée une poitrine de porc noir de Bigorre confite, le tout condimenté de réglisse et escorté d'une émulsion à l'oseille. Les ...

Pinxo, le Sud-Ouest à partager d'Alain Dutournier

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Quatre restaurants pilotés par le chef Alain Dutournier à Paris et autant de manières de décliner sa passion pour le terroir et la cuisine du Sud-Ouest ! Après avoir testé en 2013 le Trou Gascon , unique restaurant étoilé de l'Est parisien et berceau du chef à Paris où il s'y installa au milieu des années 70, changement de quartier et d'ambiance, direction les Tuileries et le restaurant de l'hôtel 5 étoiles Renaissance Paris Vendôme . Dans un décor chic et sobre mariant noir et blanc, mais relativement impersonnel, Alain Dutournier y délivre ses Pinxos, des tapas basques qui se dégustent, littéralement "en pinçant les doigts". Pour favoriser le partage, l'astuce consiste ainsi à fractionner chaque plat de la carte pour le proposer en trois portions que se répartiront entre eux les convives.  Pour commencer, notre choix s'est porté sur deux entrées aux accents marins. Tout d'abord avec ces délicats rouleaux végétaux de crabe royal surmontés d...

L'Absinthe, bistrot décomplexé

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Dans la famille Rostang, je demande le bistrot décomplexé. Dans un cadre néo-rétro avec briques murales, vieux parquet, grande horloge anglaise et vieilles portes vitrées, Michel Rostang et ses filles proposent une cuisine de bistrot revisitée, mi-contemporaine, mi-canaille. Sans exclure quelques sorties de route hors du genre. Libre, en somme ! "Le classique de Michel Rostang". Ce grand encadré sur la carte des entrées laisse ses congénères au second plan pour promouvoir, et cela sans supplément tarifaire, le fameux "Hot-Duck", version chic et canaille du hot-dog avec pain de mie, foie gras grillé, magret et parmesan. C'est moelleux, gourmand à souhait et bien relevé par un assaisonnement acide qui rebooste l'ensemble. Bien pensé ! Hot-Duck foie gras grillé et parmesan

Café des Abattoirs, faut qu'ça saigne

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Dans la famille Rostang, je demande le petit dernier. Né de la collaboration du chef étoilé avec ses deux filles, le Café des Abattoirs confirme la décentralisation de la famille autour de cette place du Marché Saint Honoré qui semble devenir leur second quartier de prédilection. Car après les alentours de la place Pereire (Paris 17e) avec le restaurant doublement étoilé, le bistrot Flaubert et la brasserie marine Dessirier , c'est entre la place Vendôme et le Palais Royal que la famille a posé ses valises, d'abord avec l'Abstinthe, sur la place même, et depuis fin 2013 avec ce Bistrot des Abattoirs qui abat du lourd en matière de bidoche. Michel Rostang y combine tradition et esprit de l'époque dans un cadre moderne avec des animaux stylisés au mur sur un revêtement en cuir (ou skai) où il reprend les codes du bistrot traditionnel avec le mobilier en bois et l'incontournable comptoir, et y ajoute un esprit canaille bienvenu avec des serviettes qui sont en réalité...

Sur Mesure par Thierry Marx, cuisine pas lasse

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Table de palace ? Certes, le Mandarin Oriental est bien le dernier né des palaces parisiens et il possède une table gastronomique doublement étoilée au Michelin, pilotée par le chef cathodique Thierry Marx. Mais la comparaison s'arrête là. Car ici, pas de dorures murales, de tenue correcte exigée ou de cloches argentées dissimulant les plats. Le Mandarin Oriental se veut résolument moderne et international et sa table est à l'avenant. Signé par les architectes Patrick Jouin et Sanjit Manku, le décor du restaurant se veut chic, pur et zen et chic avec un blanc à l'unisson, drapés aux murs et lumières tamisées. Effet réussi ! La salle On connait Thierry Marx pour son approche résolument créative et moderne de la cuisine, notamment par l'utilisation de techniques issue de la cuisine dite "moléculaire". D'emblée, le chef annonce la couleur avec des amuses-bouches qui amusent vraiment. Une bille d'olive obtenue par sphérification laisse échappée, ...

Jin, (re)découvrir le sushi

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Jin. Un petit mot, dans une petite rue, pour une petite salle de restaurant avec de petites portions, mais qui délivre au fur et à mesure de la dégustation une grande cuisine nippone, sans emphase mais toujours précise, subtile et raffinée. Le voyage commence à bord d'un comptoir où le chef s'active à la préparation des sushis avec une dextérité et une rapidité exemplaires et surprenantes, aux côtés d'un second qui exécute les sashimis et autres plats du menu imposé. Menu imposé donc, mais dont il n'est fait mention nulle part dans le restaurant, le seul papier remis entre nos mains étant la carte des boissons. Les premiers mots du directeur de salle furent de nous demander si nous souhaitions prendre le plat supplémentaire à 40€ (ventrèche de thon et caviar). Je répondis par la négative et alors que je lui demandais le coût total du menu, il hésitât et dit 130€ sans grande conviction. 135 en réalité. Hic. Si l'accueil et le service ont été prévenant, à l'é...

La Régalade Saint-Honoré : tout est dit !

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La Régalade. Sûrement le nom de resto le plus hédoniste de Paris. Dès l'énoncé, on imagine qu'ici, il n'y aura pas de chichi, pas de manières superflues dans l'intitulé des plats comme dans le contenu des assiettes et qu'on ira droit à l'essentiel : manger et surtout bien manger ! Le dire, c'est bien, mais encore faut-il être au niveau de cette promesse et d'un pedigree qui place la barre très haut avec un chef sur les épaules duquel repose le lourd poids de la succession d'Yves Candeborde et de la perpétuation de l'exigence bistronomique. Car la Régalade Saint-Honoré est la seconde adresse de Bruno Doucet, qui avait repris il y a quelques années maintenant la Régalade-tout-court où le fameux chef cathodique avait redonné ses lettres de noblesse à la cuisine de bistrot traditionnelle.  Ne tournons pas autour du pot pus longtemps, la filiation est évidente et la bistronomie s'est trouvée ici un repaire de tout premier choix ! Même si la ...