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Affichage des articles du septembre, 2014

Jin, (re)découvrir le sushi

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Jin. Un petit mot, dans une petite rue, pour une petite salle de restaurant avec de petites portions, mais qui délivre au fur et à mesure de la dégustation une grande cuisine nippone, sans emphase mais toujours précise, subtile et raffinée. Le voyage commence à bord d'un comptoir où le chef s'active à la préparation des sushis avec une dextérité et une rapidité exemplaires et surprenantes, aux côtés d'un second qui exécute les sashimis et autres plats du menu imposé. Menu imposé donc, mais dont il n'est fait mention nulle part dans le restaurant, le seul papier remis entre nos mains étant la carte des boissons. Les premiers mots du directeur de salle furent de nous demander si nous souhaitions prendre le plat supplémentaire à 40€ (ventrèche de thon et caviar). Je répondis par la négative et alors que je lui demandais le coût total du menu, il hésitât et dit 130€ sans grande conviction. 135 en réalité. Hic. Si l'accueil et le service ont été prévenant, à l'é...

La Gazzetta, plus que jamais

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Difficile d'imaginer qu'il y a eu un changement aux fourneaux pour quiconque ne serait pas au courant et viendrait déjeuner comme à son habitude à la Gazzetta. En effet, si Luigi Nastri, chef romain, a repris les commandes suite au départ de Petter Nilsson, il continue de dérouler au déjeuner le même menu à 19€ pour trois petites entrées et un plat. Des modifications ont cependant été effectuées à la marge avec la fin de l'accompagnement identiques pour tous les plats du déjeuner, des fromages italiens à la carte, des pastas et risottos au bar, et des menus du soir à 39€ et 59€ aux accents transalpins. En entrée ce midi, une pizza bianca où le moelleux de la pancetta équilibre le fruit de la figue pour un accord parfait, un tartare de bonite rafraichissant, et un tataki de veau avec amandes et lait fermenté d'une douceur déconcertante. Des petites entrées pleines de vivacité et d'inventivité, Luigi Nastri s'est vraiment mis au diapason de l'esprit de la m...

Aubrac Corner, le bon coin des Champs Elysées

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Manger bien, bon, sain et authentique pour une quinzaine d'euros sur les champs Elysées, mission impossible ? On pourrait le croire quand la plupart des adresses oscillent entre le resto chic et cher d'un côté et le snack indigent de l'autre. Mais il y a de la place entre les deux, et c'est le créneau choisi par la maison de l'Aubrac, qui a ouvert à côté de son restaurant un snack régionaliste avec sandwiches, burgers, salades à emporter ou à consommer sur place. A la recherche d'un peu de calme loin de l'effervescence de l'avenue, c'est dans une grande cave un peu rustique agrémentée de jolis flacons bien sourcés que l'on est invité à s'installer pour déjeuner.  Aubrac corner, la cave

Le Villaret, bistrot de saison

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Après avoir découvert la cuisine de brasserie spontanée et gourmande d'Olivier Gaslain à L'Essentiel , difficile de ne pas avoir envie de pousser la porte du Villaret , adresse déjà presque mythique de la bistrosphère parisienne ? Une enseigne qui se niche tout en discrétion dans la non moins discrète et charmante rue Ternaux, qui accueille également depuis quelques semaines la très intéressante pâtisserie Chambelland . Derrière une façade élégante et sobre, l'accueil se veut chaleureux dans un décor rustique qui s'y prête bien, quoique modernisé depuis peu avec un nouveau mobilier qui confère à la fois chic et fraicheur au décor. Un bistrot classique bien dans son époque. Mais est-il bien dans son assiette ?  Le Villaret, 13 rue Ternaux, Paris 11e

Dalloyau, l'élégance sans la gourmandise

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Symboles intemporels de la tradition gastronomique et du luxe français, les grandes maisons de traiteurs et de pâtissiers historiques font moins le buzz que les jeunes pâtisseries en vogue. Pourtant, elles se renouvellent en conciliant histoire, qualité et créativité. Petit tout du côté de l'une des plus anciennes maison de Paris, la quadricentenaire Dalloyau, avec une dégustation du grand classique de l'enseigne et d'une création récente.  Création revendiquée par Dalloyau en 1955, mais également disputée par Gaston Lenôtre, l'Opéra est devenu depuis plus de cinquante ans l'un des grands classiques de la pâtisserie française. Il est composé d'une superposition de couches de biscuit joconde imbibé au café, de crème au beurre au café et de ganache chocolat. Le gâteau est bien équilibré, dans un classicisme sage que vient légèrement gâcher la trop épaisse plaque de chocolat du dessus qui casse l'harmonie des couches.  Opéra