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Le Chateaubriand, au régal des contrastes

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Ces dernières années, le bruissement médiatique de la presse spécialisée et de la blogosphère parisienne en faveur du Septime de Bertrand Grebaut a supplanté Le Chateaubriand d'Inaki Aizpitarte, dans la bataille bistronomique du 11e arrondissement. Heureusement,  le classement des 50 meilleurs restaurants du monde - quelque soit sa légitimité par ailleurs - vient nous rappeler chaque année que le bistrot de l'avenue Parmentier reste toujours à la pointe de la créativité et des associations inédites qui bousculent et réveillent nos papilles.  Dans un cadre de bistrot parisien authentique au service viril et parfois un peu (trop ?) sec, la cuisine vient bouleverser les codes du genre en reléguant la cuisine rustique et ménagère aux oubliettes pour faire naitre une cuisine de produits, spontanée et sans limites. Le chef est aux manettes et on embarque en toute confiance - de toute façon on n'a pas le choix ! - à bord du menu unique à 60€.  Première étape, une série...

L'Essentiel, tout est dit

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C'est dans le quartier d'Alésia, au 68 de la rue du même nom, qu'une bonne fée s'est penchée sur ce nouveau bistrot, L'Essentiel. Une fée en version masculine prénommée Olivier Gaslain, dont la réputation bistrotière à Paris n'est plus à faire, grâce à l'indéboulonnable Villaret, du côté d'Oberkampf. Il joue ici dans un registre plus décontracté avec un cadre jeune et contemporain et des plats plutôt canailles qui renouvèlent le genre.  Comme en témoigne cette magnifique entrée, une salade de girolles et sa vinaigrette moutardée. Ici, on annonce l'automne avec peps, originalité et gourmandise. Addictif ! Un gros coup de coeur également pour l'entrée de ma convive, aux mêmes vertus, une cervelle de canut.  Salade de Girolles

Trattoria Piccolo Napoli, Palerme dans l'assiette

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Un peu isolé dans le nord du quartier de la Vucciria, à Palerme, La trattoria Piccolo Nappoli est un condensé de sicile, de soleil et de convivialité non feinte. Dans un cadre presque familial, se retrouvent au déjeuner uniquement habitués comme touristes à la recherche d'authenticité et de simplicité. Deux valeurs que l'on ressent dès l'entrée du restaurant avec cet étal de poissons frais qui gisent magnifiquement, telle une poissonnerie, et dans la carte avec le triptyque antipastis, pâtes (en premier plat) et poisson. Une telle simplicité fièrement affichée ne peut souffrir d'aucune approximation dans les produits et la cuisine. Et la promesse est plus que tenue ! La salle de restaurant

Dessirier, la brasserie marine de Michel Rostang

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Début août, place du Maréchal Juin. Ce quartier du 17 e arrondissement où les déjeuners d’affaire se succèdent, est trusté par un grand nom de la cuisine française dont le talent n’a d’égal que la discrétion : Michel Rostang. Après avoir été séduit par son bistrot Le Flaubert grâce un plat ménager exécuté à la perfection, je me suis aventuré – avec toute la prudence garantie par la signature ! – chez Dessirier, sa brasserie marine. Brasserie dans l’esprit avec une carte variée de poissons cuisinés sans artifice, mais restaurant gastronomique si l’on s’en tient à la qualité des produits, au service professionnel et au cadre distingué. C’est d’ailleurs très appréciable – autant que c’est cher avouons le dès maintenant – de profiter de la simplicité dans ce qu’elle a de meilleure et dans des conditions de confort absolu. Une certaine idée du luxe… Cadre contemporain, sobre et élégant

Astier, bistrot pur jus

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Dans l'arrondissement des bistrots, Astier est sûr de ses traditions. A la frontière de la cuisine ménagère et des grands classiques bistrotiers, avec juste ce qu'il faut de modernité, cette institution de la rue Jean-Pierre Timbaud propose au dîner un menu-carte à 39€ avec entrée, plat, fromages et dessert (33€ sans le fromage) pour déguster une cuisine simple, sincère et bigrement gouteuse ! Les petites tomates farcies (emmondées !) au chèvre et herbes fraîches avec sa vinaigrette de tomates confites ouvrent en fraicheur ce début de soirée estivale avec une petite entrée juste parfaite pour la saison où la vivacité de la sauce équilibrait l'onctuosité de la farce au fromage. Petites tomates farcies au chèvre et herbes fraîches, vinaigrette de tomates confites

Le Comptoir de l'épicerie du Père-Claude, pause burger

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Après avoir testé deux must de la street food parisienne version burger avec le camion qui fume mais surtout l’indéboulonnable Blend , me voilà à la recherche d'un hamburger de compet', mais en mode bistrot cette fois-ci. Alerté par le billet d'Aude Baron , je me retrouve avenue de la Motte Picquet, attablée à la terrasse du comptoir de l'épicerie du Père Claude, à deux pas de la maison mère.  Burgers : le haut du pavé Les 9 burgers de la carte (15€ avec Frites ou salade) sont élaborés à partir de bœuf Waguy, viande d’origine japonaise hautement persillée réputée pour son gout et sa tendreté rares, et sont disponibles en "double burger" pour 5€ supplémentaire (240g de viande au lieu de 120g). Le cheese tradition (onion ring, pickles, béarnaise, moutarde, ketchup et cantal fermier) est un sommet de gourmandise avec une viande parfaitement cuite et des buns de type "boulanger", non briochés, bien croustillants et au moelleux remarquable... Seul ...

Le Quinzième, l'étoile de Cyril Lignac

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Rue Cauchy, Paris15e. En apparence, une rue bien anodine blottie entre les quais de Seine et le parc André-Citroën. En apparence uniquement, pour une rue de contrastes en l'espace de huit numéros seulement. L'effervescence d'abord, au 6 de la rue, très agitée au printemps 2012 sous les feus des caméras et micros au moment où un illustre locataire s'apprêtait à déménager rue du faubourg Saint-Honoré. Et au numéro 14, le calme et la volupté du restaurant gastronomique de Cyril Lignac dont le cadre feutré et les tables espacées se prête idéalement à un dîner en tête-à-tête. De ce point de vue, le verdict est sans appel : banquettes et sièges moelleux, lumière tamisée et service élégant.  Pour ouvrir le menu découverte, un assortiment de délicats amuses bouches, tous très bien réalisés, avec une mention spéciale pour le foie gras et sa gelée de cassis, le saumon au sésame et la crème fouettée et ses légumes cachés. Une mise en bouche tout en fraicheur, qui éveille nos ...