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Chamarré Montmartre, un peu trop

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Le quartier est pittoresque, le restaurant est charmant, décoré dans un style contemporain et très confortable, la carte est alléchante et le chef a une belle carte de visite, avec une étoile décrochée dans son précédent restaurant du boulevard de la Tour-Maubourg. Tous les ingrédients sont réunis pour un dîner réussi. Passons la théorie à l'épreuve de la pratique...  Amuse-bouche

Terroir parisien, mais l'ambiance également

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Quelle bonne idée ! Consacrer un restaurant au terroir parisien. En effet, à l'évocation du mot terroir, ce n'est pas Paris et sa région qui viennent à l'esprit mais nos belles provinces avec leurs produits et leur recettes bien identifiées. Or, l'Île de France regorge à la fois de beaux produits du terroir (Asperge d'argenteuil, Cresson de Mereville,...) mais également de recettes qui lui sont propres (Pâté Pantin, jambon de Paris, Paris-Brest... ). L'idée a germé dans l'esprit de Yannick Alléno, chef triplement étoilé, qui a décidé d'investir le Rez-de-Chaussée de la Mutualité et de faire appel à l'architecte réputé Jean-Michel Wilmotte pour concevoir le lieu adapté à ce concept. Le choix s'est porté sur un décor sombre, froid, presque standardisé. Quand la notion de terroir appelle inconsciemment l'idée de chaleur et de convivialité, on est étonné de se retrouver dans un grand bistrot plutôt anonyme... Et ce n'est ni les regards inami...

Assaporare, on savoure

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Entre Aligre et Bastille, dans une petite rue légèrement à l'écart de l'effervescence du faubourg Saint-Antoine, Giuseppe Lo Casale nous reçoit comme chez lui. Cet architecte, et accessoirement chef, est seul aux fourneau dans sa cuisine au fond la salle, une sorte de caverne moderne fichtrement bien pensée avec pierres apparentes et carrelage mais rehaussée au gout du jour avec un mobilier design.  Le chef dans sa cuisine

La Fourchette du Printemps, l'étoile sûre et sage

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Je dois l'avouer, je n'aurai peut-être jamais franchi la porte de la Fourchette du Printemps, dans un coin peu animé du 17e, si ce restaurant n'était pas étoilé au Michelin. Car si de nombreux autres guides répertorient l'adresse, elle ne se démarque pas forcément, et la sagesse du décor comme de la cuisine ne font pas frémir, à tort, la blogosphère. Si l'étoile m'est apparue, après ce très joli dîner, bien méritée, une autre distinction du célèbre guide rouge lui siérait à merveille, tant le rapport qualité/prix est avantageux : le bib gourmand. Les photos qui suivent ont été prises au cours d'un dîner avec un menu découverte à 59€, un menu à l'aveugle, qui est toutefois gentiment révélé par le serveur sur notre demande, afin de choisir le vin et sa façon de le consommer (verre ou bouteille).  Amuse-bouche

Le Repaire de Cartouche, des nostalgiques et des bons vivants

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Bien souvent, les annexes de chef donnent envie de découvrir leur maison mère. Appréciant l'ambiance et la cuisine du Cartouche Café  à Bercy, le second restaurant de Rodolphe Paquin, je m'empressai ainsi d'aller découvrir son Repaire de Cartouche, évidemment situé dans le 11e arrondissement, ce beau paradis des bistrots (Astier, Vieux Chêne, Marsangy, Villaret et bien d'autres...). Dans un cadre à l'ancienne fait de boiseries et de fresques rappelant l'auberge bourgeoise, le chef délivre une cuisine à l'image du décor, hors de mode, dans la pure tradition bistrotière, avec des produits triés sur le volet.  Terrine

La Petite Rose, l'héritière

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Suite au départ de Sébastien Dégardin après six ans de bons et gourmands services dans le quartier Dugommier-Daumesnil, c'est la Petite Rose et sa chef pâtissière japonnaise qui ont la charge de reprendre la boutique, et donc de prendre le risque de souffrir de la comparaison... Un risque mesuré toutefois tant la Petite Rose s'est déjà bâtie une solide petite réputation du côté du boulevard de Courcelles (Paris 8e). Cependant, il eut été plus judicieux d'afficher la même générosité que son prédécesseur avec une belle vitrine bien remplie et une grande sélection de pâtisseries. Aujourd'hui, la vitrine est clairsemée et l'offre, bien que raisonnable, est plus limitée qu'auparavant. Même si la petite taille de la boutique du 8e explique sans doute la quantité de l'offre, une adaptation à la place de ce nouveau lieu serait judicieux...   Vitrine de la Petite Rose, 29 boulevard de Reuilly

Sébastien Dégardin quitte le 12e, retour sur 6 ans de gourmandise

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C'est assurément un grand de demain, voire même d'aujourd'hui déjà qui vient de quitter le 12e arrondissement. Après avoir exercé en tant que chef pâtissier dans deux des plus grands restaurants non seulement français mais mondiaux (Gagnière à Paris et Troisgros à Roanne), Sébastien Dégardin avait repris en 2007 la Muscadette, pâtisserie de quartier implanté boulevard de Reuilly depuis des dizaines d'années. L'enjeu était donc double pour ce nouveau venu : conserver la clientèle d'habitués, qui par définition, a ses habitudes... et imposer son style en élargissant la clientèle au-delà du quartier. Il n'y a pas de suspense, le défi a été relevé haut la main.  pain au raisin et brioche feuilletée