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La Fourchette du Printemps, l'étoile sûre et sage

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Je dois l'avouer, je n'aurai peut-être jamais franchi la porte de la Fourchette du Printemps, dans un coin peu animé du 17e, si ce restaurant n'était pas étoilé au Michelin. Car si de nombreux autres guides répertorient l'adresse, elle ne se démarque pas forcément, et la sagesse du décor comme de la cuisine ne font pas frémir, à tort, la blogosphère. Si l'étoile m'est apparue, après ce très joli dîner, bien méritée, une autre distinction du célèbre guide rouge lui siérait à merveille, tant le rapport qualité/prix est avantageux : le bib gourmand. Les photos qui suivent ont été prises au cours d'un dîner avec un menu découverte à 59€, un menu à l'aveugle, qui est toutefois gentiment révélé par le serveur sur notre demande, afin de choisir le vin et sa façon de le consommer (verre ou bouteille).  Amuse-bouche

Le Repaire de Cartouche, des nostalgiques et des bons vivants

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Bien souvent, les annexes de chef donnent envie de découvrir leur maison mère. Appréciant l'ambiance et la cuisine du Cartouche Café  à Bercy, le second restaurant de Rodolphe Paquin, je m'empressai ainsi d'aller découvrir son Repaire de Cartouche, évidemment situé dans le 11e arrondissement, ce beau paradis des bistrots (Astier, Vieux Chêne, Marsangy, Villaret et bien d'autres...). Dans un cadre à l'ancienne fait de boiseries et de fresques rappelant l'auberge bourgeoise, le chef délivre une cuisine à l'image du décor, hors de mode, dans la pure tradition bistrotière, avec des produits triés sur le volet.  Terrine

La Petite Rose, l'héritière

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Suite au départ de Sébastien Dégardin après six ans de bons et gourmands services dans le quartier Dugommier-Daumesnil, c'est la Petite Rose et sa chef pâtissière japonnaise qui ont la charge de reprendre la boutique, et donc de prendre le risque de souffrir de la comparaison... Un risque mesuré toutefois tant la Petite Rose s'est déjà bâtie une solide petite réputation du côté du boulevard de Courcelles (Paris 8e). Cependant, il eut été plus judicieux d'afficher la même générosité que son prédécesseur avec une belle vitrine bien remplie et une grande sélection de pâtisseries. Aujourd'hui, la vitrine est clairsemée et l'offre, bien que raisonnable, est plus limitée qu'auparavant. Même si la petite taille de la boutique du 8e explique sans doute la quantité de l'offre, une adaptation à la place de ce nouveau lieu serait judicieux...   Vitrine de la Petite Rose, 29 boulevard de Reuilly

Sébastien Dégardin quitte le 12e, retour sur 6 ans de gourmandise

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C'est assurément un grand de demain, voire même d'aujourd'hui déjà qui vient de quitter le 12e arrondissement. Après avoir exercé en tant que chef pâtissier dans deux des plus grands restaurants non seulement français mais mondiaux (Gagnière à Paris et Troisgros à Roanne), Sébastien Dégardin avait repris en 2007 la Muscadette, pâtisserie de quartier implanté boulevard de Reuilly depuis des dizaines d'années. L'enjeu était donc double pour ce nouveau venu : conserver la clientèle d'habitués, qui par définition, a ses habitudes... et imposer son style en élargissant la clientèle au-delà du quartier. Il n'y a pas de suspense, le défi a été relevé haut la main.  pain au raisin et brioche feuilletée

Les Zygomates, le sourire de la vallée

Les Zygomates a un avantage rare à Paris : être l'unique restaurant de qualité d'un quartier résidentiel et peu animé : celui de la Vallée de Fécamp, au sud-est du 12e arrondissement de Paris, coincé entre l'avenue Daumesnil et la rue de Charenton. Un petit paradis pour tous les gourmets du quartier donc, mais y a-t-il de quoi se déplacer des quatre coins du 12e voire d'au-delà pour goûter à la cuisine de Christophe Baron ?  Oui et déja pour profiter du cadre, unique et rare à Paris. Et l'expression n'est pas galvaudée. Car entrer aux Zygomates , c'est un peu comme entrer dans la salle à manger d'une grand-mère en province :  c'est désuet mais charmant, les époques et les modes passent et le lieu résiste aux caprices du temps. Dans cette ancienne boucherie de quartier, le décor est celui d'une petite salle à manger, avec ses chaises en osier, des nappes à grands carreaux, ses boiseries et.. sa surprenante collection de réveils-matin.

Le Procope, ou goûter l'histoire

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A l'occasion d'un petit goûter estival, je suis allé croquer un petit morceau d'histoire dans cette institution parisienne créée en 1686 et qui en fait aujourd'hui, à en croire l'enseigne elle même, Le plus ancien restaurant du Monde . Car il ne faut pas s'y tromper, ce restaurant est avant tout un musée et la maison accepte bien volontiers que les touristes déambulant dans les couloirs dans le seul but de marcher la tête en l'air pour admirer ce beau décor et contempler les portraits et phrases illustres fantômes du Procope. Pas un sou ne leur est demandé, ni aucune invitation à s'attabler proposée. Il est heureux de constater qu'ici, la valeur du patrimoine et de son partage dépasse celle de l'argent et du cynisme mercantile. 

Raimo : l'oasis glacée du 12e

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En ce wee-end de canicule, il est deux types d'adresses indispensables pour qui s'aventurerait dans les rues de Paris : les cinémas et les glaciers. Je déconseille les premières en vertu d'une programmation estivale indigente; autant éviter de payer 10€ uniquement pour la climatisation. Pour le même prix voire un peu moins, mieux vaut rendre visite aux meilleurs glaciers parisiens. Comme il y a des fruits et légumes de saison, il y a aussi les plaisirs sucrés de saison : les tartes aux fruits au printemps, les glaces l'été et les bûches l'hiver. (S'il vous plait, épargnez-moi le commentaire : "et les bûches glacées, alors !?" Merci d'avance.) Et pour tout ceux qui habitent l'est parisien, aucune hésitation à avoir, direction le 12e arrondissement pour déguster les plaisirs givrées de Raimo , le plus ancien glacier de la capitale (1947). Depuis 2008, la maison familiale a été rachetée par des financiers qui développent et rajeunissent la ma...