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Le Procope, ou goûter l'histoire

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A l'occasion d'un petit goûter estival, je suis allé croquer un petit morceau d'histoire dans cette institution parisienne créée en 1686 et qui en fait aujourd'hui, à en croire l'enseigne elle même, Le plus ancien restaurant du Monde . Car il ne faut pas s'y tromper, ce restaurant est avant tout un musée et la maison accepte bien volontiers que les touristes déambulant dans les couloirs dans le seul but de marcher la tête en l'air pour admirer ce beau décor et contempler les portraits et phrases illustres fantômes du Procope. Pas un sou ne leur est demandé, ni aucune invitation à s'attabler proposée. Il est heureux de constater qu'ici, la valeur du patrimoine et de son partage dépasse celle de l'argent et du cynisme mercantile. 

Raimo : l'oasis glacée du 12e

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En ce wee-end de canicule, il est deux types d'adresses indispensables pour qui s'aventurerait dans les rues de Paris : les cinémas et les glaciers. Je déconseille les premières en vertu d'une programmation estivale indigente; autant éviter de payer 10€ uniquement pour la climatisation. Pour le même prix voire un peu moins, mieux vaut rendre visite aux meilleurs glaciers parisiens. Comme il y a des fruits et légumes de saison, il y a aussi les plaisirs sucrés de saison : les tartes aux fruits au printemps, les glaces l'été et les bûches l'hiver. (S'il vous plait, épargnez-moi le commentaire : "et les bûches glacées, alors !?" Merci d'avance.) Et pour tout ceux qui habitent l'est parisien, aucune hésitation à avoir, direction le 12e arrondissement pour déguster les plaisirs givrées de Raimo , le plus ancien glacier de la capitale (1947). Depuis 2008, la maison familiale a été rachetée par des financiers qui développent et rajeunissent la ma...

"Festins" : c'est ouvert en août, alors goûtons...

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C'est l'été. Pire, c'est le mois d'aout ! Comme un peu partout à Paris, les meilleures pâtisseries du 12e arrondissement, d'Aligre ( Blé Sucré ) à Daumesnil ( Dégardin ), de Nation ( Triomphe ) à Porte Dorée ( Vandermeersch ) en passant par Dugommier ( Honoré ), ont fermé leur portes pour profiter de la trêve estivale, laissant les gourmands de ces quartiers orphelins au moment du goûter. Si la chaleur espérée était au Rendez-vous, la solution serait toute trouvée : laper frénétiquement les cornets givrés du glacier Raimo dont le très rafraîchissant sorbet citron-basilic ou la glace au praliné fine et gourmande. Mon plan B ? Profiter de ces fâcheuses circonstances pour découvrir les pâtisseries et entremets de Festins , traiteur  d'origine bourguignonne installé depuis quelques années dans la capitale, dans le 12e puis le 16e, et qui, à l'ombre des figures tutélaires du métier ( Fauchon , Lenôtre et autre Dalloyau ) s'applique à proposer  une cuis...

La Régalade Saint-Honoré : tout est dit !

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La Régalade. Sûrement le nom de resto le plus hédoniste de Paris. Dès l'énoncé, on imagine qu'ici, il n'y aura pas de chichi, pas de manières superflues dans l'intitulé des plats comme dans le contenu des assiettes et qu'on ira droit à l'essentiel : manger et surtout bien manger ! Le dire, c'est bien, mais encore faut-il être au niveau de cette promesse et d'un pedigree qui place la barre très haut avec un chef sur les épaules duquel repose le lourd poids de la succession d'Yves Candeborde et de la perpétuation de l'exigence bistronomique. Car la Régalade Saint-Honoré est la seconde adresse de Bruno Doucet, qui avait repris il y a quelques années maintenant la Régalade-tout-court où le fameux chef cathodique avait redonné ses lettres de noblesse à la cuisine de bistrot traditionnelle.  Ne tournons pas autour du pot pus longtemps, la filiation est évidente et la bistronomie s'est trouvée ici un repaire de tout premier choix ! Même si la ...

L'Avant-Comptoir : le meilleur du terroir français autour de ce zinc parisien !

On ne présente plus Yves Camdeborde, le très cathodique chef de file de la Bistronomie française, et son QG du Carrefour de l'Odéon Le Comptoir du Relais qui reste le bistrot le plus couru de la capitale. En revanche, peut-être ne fait-on pas assez de bruit pour l'Avant-Comptoir , sa "crêperie - bar à oeuvre d'oeuvre", qu'il a ouvert dans une annexe jouxtant son restaurant alors qu'il avait la possibilité d'agrandir ce dernier... Et grand bien lui en a prit ! J'ai eu le privilège de découvrir ce bar de copains et de bonne humeur à une heure très avancée d'une soirée de campagne électorale en compagnie de généreux candidats germanopratins à un moment où le verdict des urnes était loin et tous les espoirs encore permis... Mais encore fallait-il prendre des forces et j'appris alors empiriquement qu'il n'y avait pas de meilleur endroit que ce zinc très parisien dont l'exiguïté rapproche les âmes pour repartir avec encore plus de v...

Le 12e à l'honneur dans Paris Gourmandises

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L'édition 2012 de Paris Gourmandises remplace la dernière en date de 2009 Le guide Paris Gourmandises aux éditions Parigramme est la bible de poche de tous les gourmands de la capitale, où sont recensés, décrits et évalués les meilleurs repairs sucrés parisiens : pâtissiers, chocolatiers, glaciers et salons de thé. La nouvelle édition vient de sortir - la dernière datait de 2009 - actualisée de 19 nouvelles adresses et amputés de 6.  Parmi les nouveaux entrants, signalons tout particulièrement deux pâtisseries de très haut vol qui ont enrichit la rive gauche avec  Carl Marletti (Paris 5) rue Censier et  Hugo & Victor boulevard Raspail (Paris 7). A titre personnel, je remercie les auteures de l'ouvrage d'avoir pris en compte mes demandes en ayant ajouter le grand chocolatier Servant (Paris 16 et 7), Carl Marletti et Honoré Pâtissier (Paris 12).  Le 12e qui, avec 9 adresses référencées, se place de loin en pôle position des arrondissements de ...

L' Express bleu, carton rouge

La réputation du Train Bleu , grand restaurant de la gare de Lyon au décor Napoléon III classé monument historique, n'est plus à faire. Au sous-sol, le groupe SSP propriétaire du fameux restaurant possède un café-brasserie, l'Express Bleu dont la filiation peut laisser espérer au visiteur novice un lieu de halte de qualité tant au niveau du décor que de la prestation proposée.  L'espoir est loin de se concrétiser et à l'évidence, ce simple café de gare ne fait que surfer sur la réputation de son illustre voisin pour proposer des prix abusifs au regard de la qualité proposée. Ainsi, pour la formule "goûter" à 8,90€ j'ai eu le droit à un café très moyen et à un baba au Rhum qui sans être indigent fut tout de même bien décevant. La brioche est correcte mais trop sucrée, pas assez imbibée en alcool et la chantilly est trop liquide et peu onctueuse. Au final, une pâtisserie sans caractère là où l'on cherche du punch, de la présence et de la gourmandise...