Une Cuisine en Ville, pas banale

Voilà une table pas tapageuse, qui se délivre uniquement aux curieux. Qui se mérite, en quelque sorte. Noyée au beau milieu de la rue du Palais Gallien, à mi-chemin entre Gambetta et Jardin Public, une mince devanture avec vue sur un petit salon type salle d'attente, et un couloir étroit....

Carafe maison

Au bout du couloir se dévoilent enfin les premiers signes de vie et les doux arômes qui se dégagent de la cuisine toute proche dans laquelle sévi le chef daquois Philippe Lagraula. L'accueil est chaleureux et la salle très lumineuse dans un décor contemporain et singulier, au mobilier soigné.

La salle

Alléché par différentes critiques bien sourcées qui louent une cuisine simple, moderne et originale, j'hésite longuement entre le menu carte à 39€ pour découvrir assurément ces sensations, et le menu du midi à 18€ qui devrait s'annoncer plus sage, mais réserve peut-être de jolies surprises pour un prix si doux. De deux curiosités, c'est la moins onéreuse qui l'emportera. 

Je commence avec une tempura de poisson et sa crème de poireaux au citron vert. La tempura est croustillante, le poisson est moelleux et la crème de poireaux balance cette rondeur avec sa fraicheur et la vivacité du citron vert. Un vrai gout d'enfance qui nous rappelle des poissons panés que l'on a jamais mangé... 

Tempura de poisson, crème de poireaux au citron vert

En plat, une assiette à la présentation un peu confuse, qui mérite à la fois sous-titrage et explication. Car ce ceviche de poulet, coriandre et citron n'en est pas vraiment un car le volatile est bien cuit, mais s'en inspire avec un jus d'agrumes dans lequel la volaille est pochée. Le poulet est moelleux mais conserve de la fermeté, la peau est fondante, le riz est simple mais bien cuit et l'ensemble se marie dans le citron et la coriandre. Un plat sans grande surprise, mais sans mauvaise non plus. Bien réalisé et très parfumé !

Ceviche de poulet, coriandre et citron

En dessert (photo manquante),  un petit pot de crème au café et ganache au chocolat. La texture de la dite crème s'apparente davantage à de la panna cotta et le gout du café est très dilué. Heureusement, la ganache au chocolat est très bonne, au goût franc de chocolat, et le mariage des deux éléments sauve ce gentil dessert. 

18€ pour une entrée régressive, un plat de cantine reboosté et un dessert un peu bancal. Ajoutez des assiettes très bien garnies, un très joli Bordeaux blanc Chateau Roquefort 2013 vif et frais à 5€ le verre servi à même la table, un service efficace et souriant et tous les ingrédients sont réunis pour un déjeuner joyeux au très juste rapport qualité/prix. Mais comment s'en contenter ? Il nous tarde déja de revenir pour découvrir les autres formules... 

Une Cuisine en Ville
77 rue du Palais Gallien
33000 Bordeaux

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